Livres Critique

Mes monstres. Mémoires.

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       Trop sympa, trop rigolo. Ce livre de mémoires nous fait passer un formidable moment en compagnie des figures emblématiques de la comédie cinématographique italienne : Marcello Mastroïanni, Alberto Sordi, Ugo Tognazzi, Vittorio Gassmann, ... et tant d'autres encore. On  découvre, ce faisant, l'émouvante personnalité du célèbre réalisateur/scénariste au soir de sa vie : son expérience de psychiatre en rupture   ( "La fabrique des fous" ), son goût des autres, son dégoût des notables établis ( cf. à ce sujet les propos impayables du médecin fou   s'adressant à Ugo Tognazzi  avant sa mort...), son amour des acteurs,  ces "beaux gosses" monstrueux  débordant, en fait, de gentillesse ( cf., notamment, l'inscription figurant sur la tombe de Walter Chiari : "Ne vous inquiétez pas, ce ne sont que des arriérés de sommeil " ). Bref, on n'en perd pas une miette. Ce livre   touche à tous les registres : humour, sociabilité, sensualité, critique sociale, largeur de vue un brin désabusée, etc. Avertissement : ces   confessions vraiment épatantes vous feront davantage aimer l'Italie.

         Encore merci et bravo Dino !

 

Présentation de l'éditeur :

 

"Qui ne connaît pas Dino Risi ? Auteur de films cultes comme Le Fanfaron (Il sorpasso) et Parfum de femme, qui immortalisèrent Vittorio Gassman, il fût maître de ce genre que l’histoire du cinéma retiendra sous le nom de « comédie italienne ».

Dans cette confession autobiographique qui se place sous le signe des « Monstres » et des « Nouveau Monstres », galerie de personnages de l’Italie de l’après-guerre cyniques, Risi se révèle être l’égal des Sordi, des Tognazzi, des Mastroianni et des Gassman qu’il mit en scène dans tout leur humanité, dans toute italianité. Des monstres d’égoïsme, certes, mais tellement humains, tellement vivants.

On encontre le Tout-Rome du cinéma dans ces pages, c’est-à-dire le monde entier, au cours de ces glorieuses décades que furent les années cinquante, soixante et soixante-dix. Acteurs et actrices, producteurs, cinéastes, les héros sont italiens, français, américains, suédois. Et le miracle a lieu. Tous ces personnages, comme leurs spectateurs, sont issus de tous les milieux et c’est pour cette raison que le public les a suivis : parce qu’il se reconnaissait dans ses héros, parce qu’il s’identifiait à eux.

Drôle, émouvant, profond, léger, subtil, sensuel, Risi ne lasse jamais son lecteur : il lui fait comprendre, en grand narrateur, à quel point il lui est proche. Comme le poète, il s’adresse à lui avec ces mots : « Mon semblable, mon frère. »

 

L'auteur : Dino Risi (1916-2008) a été de longues années une figure centrale du cinéma italien. Entre 1960 et la fin des années 1990, il collabore avec les plus grands, de Romy Schneider à Marcello Mastroianni et d’Ugo Tognazzi à Sophia Loren. Souvent nommé mais jamais récompensé au Festival de Cannes, il reçoit en 2002 un Lion d’or au Festival de Venise.

 

Mes monstres

Mémoires

par Dino Risi

Traduit de l’italien par Béatrice Vierne

Editions l'Age d'Homme et de Fallois / Editions L'Age d'Homme / Bernard de Fallois : Editions de Fallois

Janvier 2014 ; 253 p. ; isbn : 978-2-87706-847-5 ; 19,50 €uros



07/02/2014
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