Livres Critique

Les Grandes Vacances

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"Serait-ce trop vous demander, mon cher Léo, de revenir faire un petit tour parmi nous ? Histoire de souffler dans l'oreille de nos députés. Encore deux ou trois lois comme la vôtre et ce sera tous les jours dimanche" .

Un hommage à Léo Lagrange ? Pas seulement. Sublimée par la faconde parigote de Daniel Pennac, cette  monographie nous offre des pages pleines de vie sur nos vacances d'enfants, pour les plus âgés, s'entend ...   On rit franchement à l'évocation des départs en grandes vacances de la famille Doisneau : la destination était une surprise de dernière minute dissimulée aux enfants... Nostalgie, anecdotes, humour et  émotions : ce livre charmant nous réjouit de façon tendre et nous laisse sur un sentiment d'inachevé. Qu'il faisait bon en ce temps là !

 

 

 

 

 

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

"De la fin des années 1930 aux années 1960, la France traverse l’âge d’or des filets à crevettes prêts pour l’action dès la gare Montparnasse, des valises sur la tête, des bouées autour du cou ou des skis que l’on garde avec soi dans sa couchette de train. Il s’agit de s’évader, de partir à la campagne, de découvrir la mer, de monter à bicyclette ou d’essayer un canoë. Et Doisneau réussit sur ce sujet la grande prouesse d'un « album de famille » dans lequel chacun peut se reconnaître et retrouver ses propres souvenirs. Daniel Pennac a fait le tour de ses amis et de leurs histoires de vacances, en commençant par les propres vacances de Robert Doisneau et de sa petite famille, parce que « Les histoires de vacances sont, comme les photos de Doisneau, des instantanés de l’âme ». Il y a ajouté une bonne dose de son propre imaginaire et sa plume inimitable de romancier. Où l’humour et la tendresse rassemblent deux hommes sensibles à la saveur d’un certain milieu social : celui des banlieusards et de leurs enfants."  

 

 

 

 

Les auteurs :  Durant plus de soixante ans, Robert Doisneau (I9I2-I994) a créé une incomparable documentation, sur la vie des Parisiens et des banlieusards, des Halles au Gentilly d'avant-guerre, le grand vide de l’occupation en 40-44, sa banlieue sud natale; du Saint-Germain des Prés existentialiste aux villes nouvelles des années quatre-vingt…  Ses milliers d'images dépassent largement leur valeur documentaire, obéissant à une perspective d'ensemble, elles forment une œuvre exprimant une vision unique.  On a pu étiqueter le regard de Robert Doisneau de diverses façons: reportage humaniste, réalisme poétique… Mais au fond, aucune catégorie n'est parvenue à définir la richesse et la diversité de son travail. Davantage que «ce charmant photographe plein d'humour» auquel il fut souvent réduit, Doisneau est avant tout le témoin engagé d'une histoire en mouvement, hanté par une réflexion profonde sur le temps qui passe, le superflu, l'inachevé, la modernité au sens Baudelairien du terme.... C'est la raison pour laquelle il a su si bien capter ce qui allait irrémédiablement disparaître.

 

 

 

Né en 1944 à Casablanca au Maroc, Daniel Pennacchioni grandit en Afrique et en Asie du Sud suivant son père, officier de la Coloniale, muté à Djibouti, en Ethiopie, en Indochine... Daniel acquiert très tôt le goût de la littérature, encouragé par son père et son grand frère. Il obtient, non sans mal, à Nice, une maîtrise de lettres et devient professeur de lettres. En 1970, il part pour Soissons pour occuper son premier poste d’enseignant. 
En 1973, il publie son premier livre, un essai sur le service militaire, Le service militaire au service de qui ?. Afin de ne pas «gêner son père», il raccourcit son nom en Pennac. Il écrit ensuite des livres pour enfants pour le plaisir du récit par rapport à la volonté de faire "sens".
Il vit ensuite dans le sud de la France et au Brésil avant de poser ses valises à Belleville, quartier populaire de Paris qui lui inspira la saga Malaussène, tendre et espiègle. Le premier, Au bonheur des ogres ( Gallimard ), sort en 1985. Il reçoit le Prix Inter en 1990 pour La Petite Marchande de prose(Gallimard). Il publie un essai sur la lecture, Comme un roman (Gallimard), dans lequel il énonce les droits du lecteur et hisse la lecture au sommet des plaisirs. Daniel Pennac a également le plaisir du dessin. En novembre 2006, il présente Nemo (Editions Hoëbeke), cet artiste qui peint sur les murs de Paris la silhouette d'un bonhomme noir en gabardine et chapeau mou. 
Puis vint Chagrin d'école (Gallimard) pour lequel Daniel Pennac reçoit le prix Renaudot en 2007, et Ecrire, son livre de dessin (Editions Hoëbeke).

 

 

 

 

 

Les Grandes Vacances

Par Robert Doisneau et Daniel Pennac

Editions Hoebeke

HOËBEKE

www.hoebeke.fr

23 x 26,5 cm, 96 p.
ISBN : 9782842305697. Paru le 12/10/2016. 90 pages. 19,90€



25/11/2016
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