Livres Critique

Les enragés de la jeune littérature russe

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  Il y avait longtemps que Livres Critique n'avait été  captivé à ce point. Monique Slodzian nous offre, avec ces Enragés,   un essai brillant et extrêmement documenté. Plein de détails, d'allers-retour historiques, de rapprochements édifiants, ce texte dévoile de grands pans de la face cachée de la "katastroïka" ( période dévastatrice ayant suivi la "pérestroïka" ) et la grande misère d'un pays peu à peu détruit par la peste ultralibérale. Ce livre brûlant d'actualité devrait être lu d'urgence par les diplomates, les politiques et tous les simples citoyens épris de paix dans notre pays. Derrière l'icône Poutine, de plus en plus diabolisée par nos médias, se dissimule, en réalité, "le magma incandescent" dont parle Prilepine. Une pétaudière.   Et peut-être aussi, si nul n'y prend garde, l'horizon désastreux qui nous est  préparé... à l'Ouest. Il faut remercier Monique Slodzian pour avoir rédigé ce texte   remarquable   ; il permettra à n'importe quel néophyte de se faire une opinion. Lisez ce livre : sa finesse d' analyse et sa virtuosité littéraire  vous surprendront.

 

Présentation de l'éditeur :

 

"Un voyage turbulent dans la politique et la littérature russes actuelles, voici ce que propose le présent essai. Les acteurs en sont de jeunes écrivains qui dressent un bilan très négatif des vingt-cinq années qui ont suivi l’effondrement de l’URSS. Il s’agit d’une génération née dans les années quatre-vingt, mue par l’envie d’en découdre avec l’hydre à sept têtes du libéralisme. Elle se fait le porte-voix de la majorité du peuple russe, anéanti par les effets dévastateurs du capitalisme oligarchique. Ces écrivains revendiquent haut et fort le droit de penser autrement le passé soviétique, le droit de reconstituer leur patrimoine culturel, moral et politique sans égard pour les tabous idéologiques imposés par l’Occident. Se réclamant d’Edouard Limonov, l’un de leurs chefs de file, Zakhar Prilépine, a fait scandale en 2012 en publiant sa Lettre à Staline, pamphlet violemment anti-libéral. Ces écrivains (Guerman Sadoulaev, Roman Senchine, Sergueï Chargunov) se disent de gauche et se réclament du national-bolchevisme. Cela suffit à les discréditer a priori et, en tout cas, à les rendre quasiment inaudibles en Occident. Ennemis implacables du pouvoir poutinien, ils sont maltraités par les médias libéraux russes et largement ignorés des médias occidentaux, incapables, semble-t-il, de décrypter la signification d’un mouvement politico-culturel majeur. Savoir écouter ces voix parfois dissonantes à nos oreilles occidentales, c’est se donner une chance de voir autrement le monde russe."

 

L'auteure : 

 

 Monique Slodzian est professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales. Spécialiste de la Russie et de la littérature russe contemporaine, elle est l’auteure d’une dizaine de traductions, d’adaptations de romans et de pièces de théâtre d’écrivains russes et soviétiques. Parmi ceux-ci, Fiodor Abramov, Fazil Iskander, Zalyguin, Trifonov... Elle a également coordonné deux ouvrages sur l’URSS pour les éditions Larousse et les Temps Modernes.

 

 

Les enragés de la jeune littérature russe

Par Monique Slodzian

Editions de la Différence / Éditions de La Différence

Isbn 978-2-7291-2102-0 ;13 x 20 cm ; 144 p. ; 16 €

 

 



12/05/2014
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