Livres Critique

La Havane année zéro.

 

 

  1993 : année terrible  à Cuba où la disette causée par l'arrêt de l'aide soviétique accable la population... C'est dans ce cadre pour le moins troublé que Karla Suarez a  placé l'intrigue principale de son dernier roman. Avec un talent certain - d'aucuns ont comparé le livre à  Au nom de la Rose, d'Umberto Eco, - l'auteure met en scène des protagonistes pittoresques et émouvants, passés maîtres dans l'art de la Débrouille.      Ce livre  a fait l'effet d'un véritable  coup de coeur auprès des libraires hexagonaux ; Anne-Sophie, de  Mis en page, y a découvert "un petit bijou" :  « Une véritable leçon de vie, sur le fait de chercher le meilleur de chaque situation, que le pire n’est pas éternel et qu’un jour où l’autre tout s’arrange, que la vie est une question de choix et comme dirait Julia de « point de bifurcation   ».

      Karla Suarez ne cesse à la fois de nous faire réfléchir et  de nous tenir en haleine. Cette enquête incisive, où  les rebondissements foisonnent,  nous offre un excellent moment de lecture.

 

Présentation de l'éditeur :

 

    "Cuba, 1993. C'est la crise, on ne trouve plus grand-chose à manger, et faute de carburant tout le monde roule à vélo. Julia, la narratrice, est une jeune prof de maths, qui enseigne dans un lycée technologique. Elle navigue entre trois hommes, trois histoires, toutes différentes, et qui vont se retrouver curieusement mêlées. Euclides, son ancien prof de faculté, ex-amant, est brisé par l'exil de ses enfants. Angel est un bel amoureux qui en outre dispose d'un appartement dans le quartier du Vedado, en plein centre-ville - un luxe rare à l'époque. Leonardo est un écrivain à lunettes, grand amateur de rhum et affabulateur de première.

Tous ces personnages sont fascinés par l'histoire d'un certain Antonio Meucci, un Italien émigré à La Havane qui aurait inventé le téléphone avant Graham Bell. Tous souhaitent récupérer le document original qui permettrait de prouver définitivement l'antériorité de l'invention de Meucci sur celle de Bell. Mais surtout, et c'est le plus important : tous mentent, par jeu, par intérêt, par ennui. Coincée entre les trois hommes, la narratrice cherche à démêler le vrai du faux, tout en pratiquant la survie active et quotidienne dans un pays au bord du gouffre.

Dans cette histoire racontée comme une énigme mathématique, Karla Suárez met en scène avec brio une société épuisée, à court de vivres et de rêves, où chacun s'efforce cependant de garder intact tout ce qui peut rendre la vie supportable - l'amour, l'amitié, l'avenir..."

L'auteure :

 

Karla Suarez est née à La Havane en 1969. Elle est ingénieure en informatique et vit actuellement à Lisbonne. Elle est l'auteure de Tropique des silences et de La Voyageuse. Elle fait partie de la sélection des 39 meilleurs jeunes auteurs latino-américains de moins de 39 ans, organisée en 2007 par Bogota Capitale mondiale du livre et Hay Festival.

 Son site    :
http://www.karlasuarez.com/

 

La Havane année zéro

par Karla Suarez

Traduit de l'espagnol par François Gaudry

Titre original : "Todos mienten"

Editions Métailié

avril 2012, 320 pages, 19 €uros

Isbn 9782864248613



11/07/2012
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