Livres Critique

L'armée indigène

 

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     Conséquence de la bataille de Vertières ( 18 novembre 1803 ), l'île d'Haïti fut proclamée indépendante et devint la première République noire en 1804. L'échec de l'expédition coloniale destinée à rétablir l'esclavage fut l'une des pires défaites de l'ère napoléonienne : près de 25 000 soldats morts, dont près d'une vingtaine de généraux, sans oublier  l'emprisonnement  du général Rochambeau durant neuf ans en Angleterre... 

        En avez-vous déjà entendu parler ?  - Pas le moins du monde...   Jean-Pierre Le Glaunec nous offre une investigation détaillée sur le contexte, les faits et la résonance  d' un événement qui sonna le glas de l'esclavagisme ( Pour le colonialisme, il faudra attendre le milieu du XXème siècle... ). L'imagerie d'Epinal des mythes napoléoniens fait, hélas, encore des dégâts et il faut remercier Jean-Pierre Le Glaunec d'avoir entrepris cette salutaire démystification.  Le lecteur en  tirera de nombreux enseignements.

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

"Valmy, Austerlitz, Ulm, Waterloo... autant de batailles dont les noms nous sont familiers. Mais qui, en dehors d’Haïti, a déjà entendu parler de la bataille de Vertières, point d’aboutissement spectaculaire et sanglant de la guerre d’indépendance haïtienne ? Qui sait que cet affrontement s’est soldé, en 1803, par l’une des pires défaites napoléoniennes ? Que les Noirs s’y réclamaient des idéaux de la Révolution ? Ceux qui connaissent cette histoire sont peu nombreux, car la France vaincue s’est employée à effacer les traces de sa déconfiture. Pourtant, cette bataille aurait dû faire date : son issue, désastreuse pour la puissance coloniale française, allait fissurer de manière irrémédiable les assises de l’esclavage.

Dans cet ouvrage, Jean-Pierre Le Glaunec décrit la violence ­inouïe de cette guerre entre maîtres et anciens esclaves, entre les forces des généraux Leclerc et Rochambeau et l’armée, dite « indigène », de Jean-Jacques Dessalines. Il interroge le sens de son occultation par l’historiographie française, mais aussi le rapport trouble que l’élite du pouvoir haïtienne entretient avec sa ­mémoire, symbole d’émancipation parfois encombrant pour qui désire maintenir les populations asservies."

 

L'auteur : Jean-Pierre Le Glaunec est ancien élève de l’École normale supérieure de Fontenay/St. Cloud. Agrégé d’anglais, docteur en études américaines, il est actuellement professeur à l’Université de Sherbrooke, où il enseigne l’histoire des États-Unis, d’Haïti et des Amériques noires.

 

 

L'armée indigène.

La défaite de Napoléon en Haïti

Par Jean-Pierre Le Glaunec

Préface de Lyonel Trouillot

Editions Lux 

ISBN : 978-2-89596-183-3 ; 2014 ; 288 pages ; 18 €uros.

Lux éditeur

 

www.luxediteur.com/

 

 



10/12/2014
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