Livres Critique

Au nom de sa Majesté

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 « On ne rêve pas d’écrire : on écrit.

Ecrire, c’est en venir aux mains.

Ecrire comme peindre : en laissant faire la main.

Et la main de cette manière se fait.

L’écriture est le rêve d’un rêve » (p.105)

  A la charnière du réel et de l’imaginaire, de la poésie et de la satire, Laurent Graff nous offre un récit plein de charme dédié à l’île  d’Houat et… aux îles en général. « L’île est une terre d’inclusion ; on en est (…) Elle nous détient » (p. 137).    A l’issue d’un portrait du lieu brossé par aphorismes et petites touches, l’auteur   dépeint une collectivité isolée, étrangement sociale, égalitaire et vengeresse ( cf. l’épisode   « Louis Sancoeur », p.114 ).   L’île est un accélérateur d’imaginaire : elle apporte un effet de loupe en même temps qu’elle inspire… A fortiori pour Houat, confetti celte  à peine troublé ici  par le songe jamesbondesque.   Mêlant étroitement ressenti et réflexion,   Laurent Graff nous gratifie d’ un texte vrai, authentique et libérateur. Aucun lecteur normalement constitué ne devrait y résister.

 

 

Présentation de l'éditeur :

 

"Nous sommes sur une petite île bretonne battue par le vent et les rumeurs. Un promeneur étranger prend des notes sur des feuilles volantes. Mais que peut-il bien écrire ? Au nom de Sa Majesté est un livre irrévérencieux, qui se joue gentiment des genres et des registres, avec pour seul gouvernail, l’écriture (...)

Malade du monde, rétif à autrui et se défiant de tous les autres, Laurent Graff se soigne à fortes doses d’insuline. L’insuline étant, je n’apprends rien à personne, une tendance prononcée à l’exil insulaire, à l’insularisation forcenée : le «je» se fait île, l’il s’isole, se désempoisse du commun, se barde de solitude, s’encapsule, devient un électron libre de toute attache. Opération délicate vu la fragilité de votre bulle offerte à toutes lecrevaisons. D’où le choix d’une île loin de tout, une vraie, petite et bien bretonne, rongée des flots et battue comme plâtre par les vents, avec de vrais morceaux d’îliens en surface. Seul, en location estivale, Graff nous fait les honneurs du lieu, d’abord à coups d’haïku minéraux, copeaux de mots qui donnent du lieu une vision éclatée, kaléidoscopique. On entre ensuite dans le vif du sujet : un mémorable conseil municipal improvisé réuni chez Graff à la suite d’une rumeur récurrente, le possible tournage du prochain James Bond. Et Graff de nous offrir même, en exclusivité, un fragment de scénario hallucinant. Mais arrive le temps où il faut rentrer, sur le continent et dans le jeu, consentir à se désinsulariser. Retour sur soi pour finir, bilan sur seize ans d’écriture, l’ «il mystérieux» de Laurent Graff dissipe la brume, ébauche ses contours."

 

Au nom de sa majesté

par Laurent Graff

Le Dilettante

www.ledilettante.com/

ISBN : 9782842638368 ; disponible en librairie le 8 avril 2015 ; 14 €uros. 



07/04/2015
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